l'étang de thau

L'étang de Thau

 

Avec ses 7.500 hectares, l’étang de Thau (Hérault), classé d’intérêt européen, est le plus grand de la région Languedoc-Roussillon. S’il est connu pour ses huîtres, il l’est aussi pour son herbier de 2.400 hectares. Le mélange eau douce-eau de mer qui constitue cette réserve naturelle permet aux herbes « zostères » de se développer. « Il y en a deux sortes », explique Muriel Alexandre, en charge du programme de protection Natura 2000 débuté en 2009 : « Les marines, les plus grandes, qui peuvent aller jusqu’à 1,20 m, et les naines de 0,3 à 0,5 cm. » Cet herbier est d’un intérêt majeur pour la biodiversité. « Avec les nutriments qui s’y trouvent », constate le président des plongeurs héraultais, Emmanuel Serval, « une multitude d’espèces se développent parfois de façon disproportionnée ». Avis partagé par François Commeinhes, président du syndicat mixte du bassin et maire UMP de Sète, pour qui « une huître s’y développe deux fois plus vite que dans l’Atlantique » !

 

Deux espèces d’hippocampes

 

Au total, une vingtaine d’espèces d’oiseaux, 88 poissons, 70 mollusques et 200 algues se côtoient dans des eaux peu profondes. Notamment deux spécimens rares d’hippocampes. L’enjeu à terme est de préserver cet écosystème fragile. Déjà des mesures ont été prises. Mais, d’ici un mois, d’autres vont entrer en vigueur. Des restrictions qui devront néanmoins tenir compte des quelque 2.000 emplois induits par l’étang, liés notamment à la conchyliculture (13.000 à 20.000 tonnes d’huîtres, et 3.000 à 4.000 tonnes de moules par an). Il semble qu’actuellement le danger vienne, comme souvent, du ruissellement des eaux de pluie. D’où la nécessité de bassins de rétention. Mais aussi de l’irrespect d’une partie des 10.000 plaisanciers qui viennent chaque année sur l’étang. Des sans-gêne qui effectuent des opérations de vidange après avoir descendu le Canal du Midi.

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