arbres espions

Nos scientifiques plantent des arbres espions en Chine

 

A plus de 9.000 kilomètres de l’Hexagone, les scientifiques français de l’Institut national de recherche agronomique cherchent la parade aux invasions d’espèces exotiques. « La majorité proviennent d’Asie, et notamment de Chine », justifie Alain Roques, de l’Unité de recherche de zoologie forestière (URZF) à Orléans, qui dirige le projet européen « Pratique » pour détecter les envahisseurs potentiels en Europe. « En général, ces espèces ne font aucun dégât dans leur pays d’origine. On a donc décidé d’implanter nos arbres européens (cyprès, hêtre, charme, chêne…) en Asie. » Cela permet d’observer quelles espèces attaquent nos arbres et disposer ainsi d’un coup d’avance si l’ennemi arrive en France.

 

Entre 2007 et 2008, deux plantations d’un hectare ont été installées dans les régions de Pékin et de Fuyang. « Grâce à ces “arbres sentinelles”, nous espérons être capables de mettre au point les bons dispositifs pour endiguer leur expansion », poursuit le chercheur. A l’heure actuelle, une centaine d’espèces d’insectes (charançon sur chêne, scarabée de type Hoplotrichia sur charme…), principalement des coléoptères, ont été identifiées comme de potentiels colonisateurs. Cinq d’entre elles sont déjà considérées comme une menace à moyen terme.

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